N° 101 Janvier 2005
« Nous
sommes en outre ce qu’ils ne sont pas : des révoltés de toutes les heures,
des hommes vraiment sans dieu, sans maîtres, sans patrie, les ennemis
irréconciliables de tout despotisme, moral ou matériel, individuel et
collectif, c'est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du
prolétariat) et les amants passionnés de la culture de soi-même » Fernand Pelloutier - lettre aux anarchistes
BRIGHT …
Décidément,
nos Frères humains sont de bien curieux bipèdes dont la principale qualité
semble être la crédulité, ce qui en fait, nécessairement, les pitoyables
victimes des charlatans de tous bords qui, sous couvert d’assurer leur bonheur,
vivent à leurs dépens.
Qu’on se
souvienne : Combien innombrables furent ceux qui, à l’image de cet
imbécile de SARTRE (qui ne voulait pas « désespérer Billancourt »),
adhérèrent aux grossiers mensonges de la propagande stalinienne.
Aujourd’hui,
les mêmes, ceux qui vivent encore, n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer
le stalinisme. Mais, la plupart d’entre eux sont devenus européistes. Ils n’ont
fait que changer de religion (et de maîtres à penser ! …). Leur pouvoir de
crédulité est demeuré intact !
Fort
heureusement, de tous temps, certains de nos semblables se sont opposés à ce
qu’aujourd’hui, on appelle la « pensée unique » et, hélas, nombreux
furent ceux d’entre eux qui payèrent de leur vie leur courage et leur lucidité.
L’ordre
mondial fondé sur « l’axe du Bien opposé à l’axe du Mal », quels que
soient ceux qui le proposent et qu’elle qu’en soit la forme, ne fait que
traduire et exploiter l’aspiration confuse des moutons de Panurge à se voir
intégrés dans une société totalitaire leur évitant la fatigue de penser par
eux-mêmes.
Cependant,
aujourd’hui, et en dépit du déferlement de propagande auquel il nous fait faire
face, on assiste à l’expression de certaines prises de conscience d’autant plus
remarquables qu’elles sont rares !
Ainsi,
deux américains ont eu l’idée d’utiliser les techniques modernes de
communication, en l’occurrence internet, pour se
définir, individuellement, comme des BRIGHT.
Selon des
amis anglophones, en anglais le mot BRIGHT ferait référence aux
« Lumières ».
Quoiqu’il
en soit, les BRIGHT se définissent d’abord comme des individus et affirment ne
vouloir construire aucune organisation. Probablement veulent-ils, ainsi, éviter
toute inféodation à une ou plusieurs bureaucraties.
Cela peut paraître
utopique mais, à mon avis, leur démarche est plus révolutionnaire qu’il n’y
paraît !
C’est
pourquoi j’ai demandé à un mien ami qui maîtrise parfaitement l’usage des
nouveaux moyens de communication de m’inscrire sur son
« site » :
JE SUIS UN
ANARCHISTE INDIVIDUALISTE … JE SUIS UN BRIGHT
Alexandre Hébert,
le 24 janvier 2005