N° 104 Mai
2005
« Nous
sommes en outre ce qu’ils ne sont pas : des révoltés de toutes les heures,
des hommes vraiment sans dieu, sans maîtres, sans patrie, les ennemis irréconciliables
de tout despotisme, moral ou matériel, individuel et collectif, c'est-à-dire
des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat) et les amants
passionnés de la culture de soi-même » Fernand Pelloutier - lettre aux anarchistes
C’EST NON ! RESOLUMENT
NON !
Le
Secrétaire Général de
Dans un
premier temps, on transforme progressivement les « interlocuteurs
sociaux » représentants d’intérêts antagonistes, en
« partenaires », puis, dans une autre étape, en associés confondus
dans les mêmes instances des « corps intermédiaires », chargés
d’exécuter les décisions économiques et sociales des détenteurs du pouvoir.
Cette
démarche qui est très exactement le contraire de la démocratie politique, qui
met fin à l’indépendance de classe de nos organisations, est explicitement
programmée dans
Aujourd’hui,
dans cette Union européenne, les « partenaires sociaux » ne seraient
pas que « consultatifs » mais bel et bien simples exécutants
subsidiaires aux ordres des Etats membres, eux-mêmes prisonniers, car soumis
aux décisions de cette Union, dirigée par une commission toute puissante.
La simple
lecture de l’article III-210, et de son alinéa 4 sur le rôle assigné des
partenaires sociaux, et de ceux concernant les attributions de
Ne
serait-ce que pour cette raison, il ne peut y avoir aucune hésitation, aucun atermoiement,
aucun flottement, encore moins de réticence : c’est NON, résolument NON.
Ce n’est
pas un NON timide, c’est un NON actif, militant, qui fait que chacun d’entre
nous doit être – devrait être – mobilisé pour la victoire du NON. Cette action
qui est à inclure dans le déroulement de la lutte des classes, qui en est
partie intégrante, doit être considérée comme un moment important pour aider à
son développement.
Démonter
partout autour de nous, article par article, cette Constitution, pour en démontrer
la logique infernale, est une tâche concernant tous ceux qui restent attachés à
la notion de citoyen indépendant, à la liberté de négociation, à la laïcité
institutionnelle, à l’indépendance syndicale.
Anarcho-syndicalistes,
nous sommes donc concernés au premier chef. Nous dresser face à
Bataillant
contre toutes les formes d’intégration du syndicalisme, pourfendant la
théologie de la subsidiarité, dénonçant le corporatisme, nous faillirions si
nous n’étions pas présents aux côtés d’autres camarades pour, ensemble, tout
faire afin de gagner cette bataille politique.
Joachim Salamero